Droit de grève: ce que vous devez savoir

Si vous travaillez dans un secteur privé ou public, il arrive parfois que vous ne soyez pas satisfait de vos conditions de travail? Pour faire valoir vos revendications professionnelles, vous pouvez utiliser votre droit de grève. Ce droit est reconnu pour chaque employé, mais doit être exercé sous certaines conditions. Ces conditions diffèrent selon les secteurs d’activités et la disposition légale sur la loi de travail élaboré pour chaque pays.

Comment le droit de grève s’est évolué au fil des ans ?

En 1791, le droit de grève est formellement interdit en France. Les grévistes sont alors considérés comme auteurs d’une infraction en organisant une grève. Ces employés perdent automatiquement leur emploi. Il faut presque un siècle pour que ce droit soit reconnu légalement. C’est donc en 1864 que la France reconnaît pour la première fois le droit de grève. Depuis lors, ce droit est inscrit dans la Constitution française ainsi que dans le droit international.

Les conditions à respecter pour exercer son droit de grève

Le droit de grève est constitué de trois éléments essentiels:

  • L’employé doit absolument arrêter de travailler: une grève peut durer quelques heures ou quelques semaines. Pendant ce temps, les salariés doivent cesser toutes leurs activités. Attention, une “grève cahoteuse” organisée uniquement pour ralentir la productivité de l’entreprise n’est pas considérée comme une véritable grève.
  • Il faut au moins deux employés pour faire la grève, car celle-ci est un mouvement collectif. Il est donc impossible d’exercer son droit de grève en agissant seul.

Les formalités

Dans le secteur privé, aucune formalité n’est nécessaire pour faire valoir son droit de grève. Les employés peuvent déclencher la grève à tout moment sans préavis. Cependant, il faut faire attention aux abus dans l’exercice de ce droit: vous ne pouvez pas entraver le travail de votre entreprise pendant cette grève. Une grève peut également devenir illégale si des grévistes commettent des actes graves, tels que des actes de violence ou des menaces, empêchant physiquement d’autres personnes d’entrer ou de sortir du lieu de travail, ou des grèves assises, au cours desquelles des employés refusent de quitter le lieu de travail et refusent de travailler.